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Être en thérapie

Photo du rédacteur: Marie Drouart
Marie Drouart
il y a 5 jours
1 min de lecture

Rebattre les cartes,

 re-co-naître.

 Accueillir, écouter l’émotion et respecter sa parole,

 car c’est nous, à travers elle, qui nous parlons à nous-même.

 S’/apparaître à l’occasion de l’Autre,

 observer le passé se réactualiser

 pour panser nos blessures et cicatriser ;

 devenir ce que l’on est,

 dé-couvrir notre es-sens

 ôter nos couches de superficialité

 devenir « grand et fort » en souhaitant l’être moins.



 Être en thérapie c’est agir, tout cela est action

 de réparation, d’écoute, de naissance à soi, de respect, d’amour.

 On se dévêt de nos pelures d’oignon,

 notre soleil se lève et notre brume s’éloigne ;

 l’on revêt alors une mince et perméable épaisseur de frontière

 au sein de laquelle le réconfort est possible

 au-delà de laquelle nous pouvons aller,

 ou non,

 et qui est le contraire absolu des murs de nos « prisons ».



 La rage, accueillie, respectée, aimée pour ce qu’elle nous permet d’ex-primer/ plorer/ tirper,

 redevient colère, formidable outil de transformation, témoignage de désir et de pugnacité.

 Le désespoir, accueilli, respecté, aimé pour ce qu’il nous permet d’ex-primer/ plorer/ tirper,

 redevient tristesse, formidable outil d’acceptation, témoignage d’endurance et de vivacité.

 L’angoisse, accueillie, respectée, aimée pour ce qu’elle nous permet d’ex-primer/ plorer/ tirper,

 redevient peur, formidable outil d’appréciation, témoignage de prudence et de sagacité.


illustration du renard, de la rose et du petit prince, par Estoile
« Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ? [...] C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..." » Le Petit Prince, Antoine de St-Exupéry. Image: Estoile, pixabay



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